« OT », « H+ » et autre « over/under » : tout comprendre du Betting Basket

 

 

Il n’est pas rare lors d’une analyse de recevoir bon nombres de questions concernant les abréviations, les intitulés voire même le type de compétition donné lors des analyses. On en profite donc pour faire une petite remise à niveau avec Moz’ qui nous explique tout ce qu’il faut savoir pour comprendre une analyse Basket et donne quelques tuyaux pour faire les bon choix.

 

OT or not OT ? That is the question

 

Commençons par le notion de prolongation ou de temps règlementaire. Le problème qui se pose souvent dans la communication betting, c’est l’emploie de formules en anglais et qui ne sont proposés en français sur les bookmakers.

Lorsque l’on utilise l’abréviation « OT » , on entend par la « OverTime » qui signifie : « temps supplémentaire ». Très souvent cette notation n’est pas employée par les bookmakers et on le retrouve sous la forme : « prolongations incluses ». C’est la même chose pour ce qui est 1N2. En betting lorsque l’on veut jouer un bet basket hors prolongation on emploie souvent le terme « RT » pour « Real Time ». Non indiqué sur les bookmakers, il s’agit en fait de jouer la catégorie « résultat du match » où figure aussi le choix du match nul. Les cotes sont plus hautes dans ces cas-là mais en cas de match nul, votre pari est perdant.

Le conseil de Moz ‘ : Comment choisir entre OT et RT ?

Même si parfois il est tentant de jouer en RT pour avoir une cote plus élevée, c’est une méthode que j’emploie quasiment jamais. Tout d’abord car l’on n’est jamais à l’abri d’une équipe qui prends un mauvais départ et monte en pression petit à petit pour arracher le match nul et remporter le match en prolongation. 99% du temps, il est vivement conseillé de jouer vos paris en OT. Certes les cotes sont plus basses mais sur le long terme, cela vous évitera bien des surprises (notamment en NBA où les matchs nuls sont très réguliers).

Cependant pour les plus joueurs, voilà quelques conseils en plus pour être sûr de faire le bon choix dans son OT/RT. Trois éléments à prendre en compte : la favoris du match, le lieu (domicile/extérieur), la différence entre la cote RT et OT :

  • Premièrement l’écart de cote. Si l’écart ne dépasse pas les 0.1 il n’est pas vraiment intéressant de se risquer à jouer le RT.
  • Une équipe à domicile à plus de chance de remporter la victoire si le match va en prolongation. Les matchs sont à forte pression et le public peut aider a faire la différence dans ce moment chaud. Ainsi, si vous avez décidé de jouer sur l’équipe à l’extérieur, il n’est pas bête de rester en RT. (bien sur voir si le 1) ci-dessus est respecté)
  • Même chose pour une équipe largement favorite sur le papier. Parfois on a envie de jouer un outsider que l’on pense mieux dans le match et qui peut démarrer en trombe. Si le match va en OT il y a de grandes chances que ça soit une victoire de l’équipe favorite. Why not jouer RT l’équipe outsider.

 

 

Entre H+ et H- on s’y perd, mais même quand on le comprend s’y retrouve-t-on vraiment ?

 

Les handicaps et le basket c’est un sacré casse-tête. Tout d’abord qu’es ce qu’un « handicap » ?

On le note souvent « H+ » ou « H- », et non ce n’est pas l’invention d’un nouveau groupe sanguin mais bien la traduction de « l’équipe gagne de xx points ou plus » ou « l’équipe ne perds pas ou perds de xx ou mois ». Mais vous me direz comment s’y retrouver ?  Comment les choisir ? Et surtout est-ce vraiment avantageux ?

On commence par l’explication des notations :

Exemple 1 : Oklahoma City H-6 signifie « Oklahoma gagne de 7 points ou plus »

En effet, c’est comme si l’on retirait 6 points au score d’Oklahoma et que l’on vérifie si ils gagnent encore. Si Oklahoma gagne de 10 points, lorsque l’on applique le handicap, Oklahoma gagne de 4 points. Le bet est donc validé.

Si Oklahoma gagne de 4 points, lorsque l’on applique le handicap, Oklahoma perds de 2 points. Le bet n’est donc pas validé.

Enfin, si Oklahoma gagne de 6 points. Lorsque l’on applique le handicap cela fait match nul. Le bet n’est donc pas validé. Voilà pour le « H-6 » se traduit par « gagne de 7 ou plus » car si ils gagnent de 6 c’est perdu.

Exemple 2 : Oklahoma City H+6 signifie « Oklahoma ne perds pas ou perds de 6 ou moins »

En effet, c’est comme si l’on ajoutait 6 points au score d’Oklahoma et que l’on vérifie si ils gagnent. Si Oklahoma perds de 10 points, lorsque l’on applique le handicap, Oklahoma perds toujours mais de 4 points désormais. Le bet est donc perdu.

Si Oklahoma perds de 4 points, lorsque l’on applique le handicap, Oklahoma gagne de 2 points. Le bet est donc gagnant.

Enfin, si Oklahoma perds de 6 points. Lorsque l’on applique le handicap cela fait match nul. Le bet est donc validé. Voilà pour le « H-6 » se traduit par « ne perds pas ou perds de 6 ou moins» car si après application du handicap, il y a match nul l’équipe n’a pas perdu. Le bet est gagnant.

Reste désormais à savoir comment et quand utiliser ces handicaps.

Le conseil de Moz ‘ : Comment évaluer la rentabilité d’un handicap ?

Il n’est jamais facile de repérer un bon handicap. En Basket c’est sans doute pour moi l’élément le plus compliqué à maitriser et cela car on ne maitrise justement absolument rien. En effet, les dernières minutes d’un match sont toujours imprévisibles et peuvent dérégler tout ce que l’on souhaite. Un coach qui décide de faire jouer les remplaçants si l’écart est élevé dans les dernières minutes, ou un enchainement de fautes qui amènent des lancers francs dans une fin de match serré, mais surtout le fait qu’au basket l’on puisse marquer 1, 2 ou 3 points sur une seule action. Tout va très vite et les handicaps sont souvent très bien placés par les bookmakers.

Alors même si pour ma part je n’en joue quasiment jamais, je vais vous donner quelques éléments à prendre en compte pour le choix d’un handicap :

  • Favoriser les équipes qui ont de très bonnes défenses pour les H+
  • Favoriser les équipes qui ont de très mauvaises défenses pour les H-

Jusque-là tout parait logique.

Lorsque vous pensez vouloir jouer un outsider, vous pouvez sécuriser un peu plus votre paris avec un H+ . Cependant, bien vérifier avant que cela vaut le coup et que la cote reste value. Si le H+ est seulement de 1 ou 2 et que cela fait diminuer votre cote de  0.3 pas sûr que cela soit un si bon choix.

Enfin, faites d’analyses statistiques en profondeur, vérifier tout ce qui vous parait intéressant à prendre en compte. Pas seulement les dernières confrontations. Il faut tenir compte de la manière qu’à cette équipe de jouer dans le dernier quart temps si le match est serré, les absences, les vis-à-vis. Cela demande beaucoup d’analyse pour parfois peu  de résultats.

 

Pour moi les handicaps sont une science beaucoup trop aléatoire pour être rentable à long terme. Certes un bon feeling peut vous faire gagner sur une ou deux journées mais cela retombe vite. D’autant plus que sur de nombreux books, ces H+ ou H- sont concentrés sur des cotes qui tournent autour de 1.6/1.7. il vous faudra donc un rendement de 71% de réussite minimum !!

 

 

« Under » – « Over » : ce n’est pas la taille qui compte

 

Dernier point que je vais aborder dans ce papier, le nombre de points inscrit ! Que cela soit au cours d’un quart temps, d’une mi-temps ou bien dans un match, c’est toujours le même système.

« Over » est le mot anglais pour dire « au-dessus »

« Under » est le mot anglais pour dire « en dessous »

Après traduction vous aurez compris que « under 125 points » veut dire « moins de 125 points » et « over 140 points » veut dire « plus de 140 points »

Dans l’absolu, c’est très facile à manipuler. Les books sont clair la dessus et en général les cotes tournent autour de 1.70. Pas forcément facile à jouer il y a parfois de cadeaux sur certains matches si les books ne tiennent pas compte de tous les facteurs en présences mais seulement des statistiques.

 

Le conseil de Moz’ : Choisir un Over ou Under

La donnée sans doute la plus importante à prendre en compte : les compositions. Le meilleur scoreur ou défenseur d’une équipe est absent et cela relance tout. Bien sûr il faut étudier les moyennes habituelles de scoring de chaque équipe, les confrontations et ensuite pondérer le tout en fonction des absences pour bien se faire une idée et choisir le bon Under/Over.

Deuxième point intéressant, la forme du moment. En effet une équipe qui a eu beaucoup de déplacement et plus à même de scorer peu (adresse en perte à cause de la fatigue) ou alors d’encaisser beaucoup si l’équipe en face possède une forte puissance offensive.

Il en est de même sur la localisation du match. Certaines équipes ont plus de mal à scorer à l’extérieur pour plusieurs raisons (pression, habitude, etc.).

Enfin détail important en NBA l’heure du match. Parfois sur les matchs avancés en début  de journée (12h00 aux USA), certaines équipes mettent du temps à trouver du rythme en attaque te cela peut créer des 1er QT à très faible scoring.

Il y a tout un ensemble de facteurs à prendre en compte. Lorsque l’on s’y intéresse de  près on se rend compte qu’il est quasiment impossible de tout quantifier mais qu’avec l’expérience et le feeling les évidences apparaissent souvent comme el nez au milieu de la figure.

 

 


Lexique :

Petit récap des notations :

« OT »  =  « prolongations incluses ».

« RT  = « résultat du match  dans le temps réglementaire»

H-6 =  « gagne de 7 points ou plus »

H+6 = « ne perds pas ou perds de 6 ou moins »

« Over » = « plus de »

« Under » = « moins de »

 

 

C’est tout pour cette fois. J’espère que ce papier vous servira dans la compréhension des analyses et dans vos bets perso.

Maintenant, il n’y a plus qu’à pratiquer et pour ça rien de mieux que de suivre el basket sur le #ClubParieur !

 

 

Moz’

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